Est-ce que je souffre du syndrome de la cabane ?
Ecrit le 07/09/2021
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Mise à jour le 07/09/2021

Est-ce que je souffre du syndrome de la cabane ?

Cet été, lors de rassemblements festifs, vous avez peut-être ressenti une certaine lassitude, et pas vraiment l'envie de socialiser face à de nombreux inconnus ... pour vous qui êtes d'un tempérament habituellement sociable, cela vous a peut-être surpris. Et si vous ressentiez, à votre échelle, les symptômes du syndrome de la cabane ?

Travail et syndrome de la cabane

Tout au long de votre carrière, il est tout à fait normal que vous vous posiez des questions sur votre situation professionnelle. Vous n’êtes pas seul.e dans ce cas de figure. Et c’est une bonne nouvelle car cela vous conduit à développer de nouvelles compétences et à acquérir de nouveaux outils. Le développement de nos aspirations et les mutations permanentes du monde du travail rendent les carrières linéaires obsolètes. D’ailleurs, chez Genius transition nous sommes des collaborateurs aux parcours atypiques et variés et nous nous sommes posés pleins de questions sur le travail.
A l’heure de la reprise du travail en entreprise, où en êtes-vous ? Quels sont les effets que provoquent chez vous le fait de retrouver un lieu unique de travail avec son lot d’obligations ? Remettez-vous en question votre poste ? Ou est-ce le syndrome de la cabane qui vous rebute à retourner dans votre open-space ? 

Ensemble, décryptons ce syndrome.

Définition 

Le syndrome de la cabane (ou syndrome de l’escargot) correspond à la peur de sortir du lieu dans lequel nous sommes restés enfermés. Ce syndrome s’observe chez certains prisonniers à leur libération mais également au sein de la population lors du déconfinement. 

Dans le contexte de l’épidémie de Covid-19, la majorité des gouvernements ont obligés les populations à se confiner à leur domicile pour limiter la propagation du virus et les engorgements dans les hôpitaux. Outre le fait que nous étions responsables les uns des autres, le domicile est donc devenu le lieu unique dans lequel la sécurité était absolue et où le virus ne pouvait pas nous toucher. Si le déconfinement progressif et le retour à la vie normale a été synonyme d’une véritable libération chez certains, il s’est traduit par une véritable angoisse chez les autres. En effet, sortir de chez soi a été synonyme d’exposition au virus, d’une méfiance à l’égard des autres personnes, d’une peur de la vie sociale….

Et pour cause, nous nous sommes organisés en fonction de nos impératifs personnels ou professionnels sans plus tenir compte de nos interactions sociales.

Les symptômes 

Tout d’abords, ce syndrome n’est pas nouveau. 

En effet, il trouve ses origines au milieu du 19è siècle lors de la ruée vers l’or. Les chercheurs d’or quittaient leur domicile durant plusieurs mois et vivaient reclus dans des cabanes, totalement seuls et coupés du monde extérieur. A leur retour, la reprise de la vie sociale était difficile. Ce syndrome s’observe également chez les personnes après une longue période d’hospitalisation ou encore chez les gardiens de phare.
Ce n’est donc pas une maladie et encore moins une pathologie psychiatrique mais bien un état émotionnel transitoire. Il n’existe donc pas de symptômes « officiels » de ce syndrome. Néanmoins, une liste de ressentis récurrents peut orienter vers le « diagnostic » de ce syndrome : 

  • une fatigue psychologique persistante ; 
  • troubles de la vue ; 
  • une angoisse à l’idée de sortir de chez soi
  • anxiété lorsqu’il s’agit de reprendre une activité professionnelle à l’extérieur ; 
  • peur de se retrouver dans un même espace clos avec d’autres personnes (commerce, transports en communs…) ; 
  • sensation de n’être qu’en sécurité à la maison ; 
  • peur de côtoyer de nouveau les autres ou de faire de nouvelles rencontres ; 
  • perte de patience ; 
  • baisse de motivation générale.

Le syndrome de la cabane peut s’apparenter à une forme de dépression.

Les solutions

N’étant donc pas reconnu comme une maladie, afin d’éviter que ce syndrome ne se transforme en réelle dépression, voici quelques conseils à mettre en place progressivement pour vous aider à traverser cette période : 

  • reconnaître et accepter que vous avez développé le syndrome de la cabane ; 
  • ne pas se mettre la pression quant aux demandes extérieures ; 
  • introduire des petites sorties qui vont vous permettre de renouer petit à petit avec la vie sociale et élargir ainsi votre zone de confort ; 
  • prendre en considérations vos émotions ; 
  • demander à ce qu’on respecte vos propres gestes barrières (refus de faire la bise, port de votre masque pour discuter à proximité de vos interlocuteurs…) ; 
  • parlez-en à vos proches et/ou demandez l’aide d’un psychologue ; 

Soyez patient, car cela peut prendre plusieurs semaines avant de vous débarrasser de la plupart des maux.

Soyez confiants : l’être humain est capable de s’adapter en permanence et de sortir de sa zone de confort.

Le retour au bureau

Cette pandémie a changé nombreux de nos comportements, notamment professionnels. En mettant en pause la plupart des interactions professionnelles, la crise du coronavirus a révolutionné nos habitudes de travail. 

En effet, le confinement a favorisé le télétravail permettant à certains de passer davantage de temps avec leur famille, de limiter le stress des transports, d’avoir un meilleur équilibre entre leur vie professionnelle et vie personnelle, de moins être sollicités oralement par les demandes de leurs collègues, de prendre du recul par rapport à une cadence effrénée…
Par conséquent, le retour en entreprise implique de renouer avec un rythme d’entreprise (horaires de réveil, temps de préparation, temps de transports…) tout en respectant les nouvelles règles sanitaires du lieu de travail. 

Mais à bien considérer les choses, votre lieu de travail est aussi un lieu de connexion avec vos collègues, de partage, un endroit où les échanges directs et spontanés. C’est également un lieu dédié uniquement à votre activité professionnelle, vous permettant alors de scinder vie professionnelle et vie personnelle.  

Cependant, si ce cadre ne correspond plus à vos attentes, c’est peut-être que vos aspirations professionnelles ont changé et ne sont plus en accords avec l’entreprise. Alors que faire dans un contexte économique fragilisé par la crise sanitaire ? Pas de panique, votre vie professionnelle est une aventure en soi, l’opportunité de se former en permanence et de faire évoluer vos objectifs. Si naviguer dans le monde du travail est une entreprise incertaine, vous pouvez néanmoins vous doter de votre meilleur atout : l’agilité professionnelle qui vous permettra d’effectuer des transitions en douceur tout au long de votre vie. 

 

Faire le point 

Pour prendre un peu de recul et faire le point en douceur sur votre situation professionnelle, Genius vous propose une réunion d’information en ligne le jeudi 9 septembre de 19h à 20h pour échanger autour de vos questionnements et rencontrer des personnes qui ont sauté le pas. Vous pouvez d’ores et déjà vous inscrire sur ce lien.

 

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